Limites du secteur: De la confluence des ravins du Riou et de Notre Dame à l'embouchure

Nature des travaux : Entretien. Restauration

Période des travaux : Janvier, février

 

Etat des lieux :

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Avant et après l'intervention sentier de pêcheurs au niveau du camping du Moulin.

 

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La Maïre est l’un des principaux affluents du lac de Sainte Croix. Elle nait de la confluence des ravins de Notre Dame et du Riou à Moustiers Sainte Marie. En aval de ce village, la Maïre traverse une plaine agricole marquée par une forte pression touristique (nombreuses zones aménagées) jusqu’à l’embouchure : campings, barrage, fermes… Elle reçoit les apports des torrents d’Embourgues et du Vallonge avant de rejoindre le Petit Lac, retenue crée en compensation de la création du barrage de Ste Croix. A ce niveau, la Maïre s’écoule dans une buse de contournement sur 300 m.

 Dans sa partie amont, la ripisylve est très entretenue et colonisée par les espèces envahissantes sur les secteurs aménagées (amont du pont de la D952). Plus en aval, le cours d’eau est incisé dans la plaine agricole et la ripisylve forme un cordon rivulaire arborescent plutôt vieillissant (peupliers, chênes en haut de berge), marqué par la colonisation du robinier faux acacia en sous étage. En aval du Petit Lac, les berges sont jardinées et l’éclairement du cours d’eau y est important. Au niveau de la STEP, une peupleraie blanche vieillissante est présente en RG. A partir du pont du Moulin, la ripisylve se densifie : peupliersblancs, saules, aulnes, frênes, érables, cornouillers, aubépines, noisetiers… La confluence de la Maïre avec le lac de Sainte-Croix (zone de marnage) présente un fort potentiel écologique. La forêt alluviale, composée de futaies de saules blancs, constitue des zones de refuges et de nourriture importants pour la faune aquatique et avicole.

Sur l’ensemble du linéaire, la ripisylve est fortement dégradée par la colonisation d’espèces invasives (proximité du village de Moustiers) dont la diversité est la plus importante sur le bassin du Verdon (Inventaire 2011 - PNR Verdon). Par endroits, le fort ensoleillement du cours d’eau (absence de strate arborescente, berges remaniées) tend à favoriser les espèces envahissantes (ronces, lierres) et invasives, notamment le robinier faux acacia. Les autres invasives répertoriées sont les suivantes : balsamine de Balfour, buddleia, solidage géant, canne de Provence. On observe quelques sujets d’érables negundo à l’embouchure (non mentionnés dans l’étude), implantés dans un milieu qui leur est particulièrement favorable. Les berges sont également érodées en RG en amont du pont du Moulin. D’un point du vue biologique, la Maire constitue un milieu très favorable à la vie aquatique, piscicole

 

Enjeux:

- Hydraulique : pont, buse

- Inondations : habitats dispersés, campings

- Usages : secteur agricole, forte fréquentation touristique, sentiers, pêche

- Naturel et piscicole (site Natura 2000, embouchure)

 

Objectifs de gestion:

Eviter l'érosion

Diversifier les boisements

Lutte contre les espèces invasives

 Favoriser la vie piscicole.

 Réalisé : Comme chaque année de grands sujets sont basculés ou cassés au bord de la Maîre entre la confluence du torrent de Lembourgues et la confluence avec le lac de Sainte Croix. Les arbres sont vieillissants et l'impact des vents provoque de nombreuses chutes.

- Débitage des arbres tombés, abattage des arbres menaçants, entretien de la rypisylve, brûlage des rémanents. (au niveau des champs Bondil)

- Débitage d'un peuplier renversé au niveau du Camping du Moulin sur le sentier en rive gauche.

 

 

 

Remarque: Le long du parcours de la Maïre près de 1000 vieux sujets de grande taille

sont progressivement amenés à dépérir ou à tomber, chaque année l'équipe évacue des

rives les arbres renversés.

 

 

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